C’est pas le vigile le problème, car « l’enfer c’est les autres ».
Le métier de vigile est sûrement l'un des seuls dont la compétence principale, si ce n'est unique, est d'exister pour être embauché, d'être vivant et, de ce fait, dans ce « métier » on est payé pour ça, payé à ne rien faire (attention, d'autres métiers consistent à être payé pour ne rien faire, ndlr) ; le vigile est une sorte de présence physique vivante.
Encore faut-il préciser qu'il existe plusieurs milieux de prédilection du vigile : les boîtes de nuit, les magasins, les salons, expositions, les réceptions de monsieur l'ambassadeur (là, le vigile a de la chance parce qu'il peut profiter du bon maître de maison, ndlr). Dans tous les cas, le lieu de travail détermine les comportements privilégiés du vigile. Et dans tous les cas (bis), il reçoit des ordres du chef et les applique bêtement, et non simplement, étant donné que ces ordres correspondent à une ligne générale et ne prennent pas en compte les cas particuliers : un ordre est un ordre mais le chef ne peut que difficilement se rendre compte du travail s'il n'est pas là pour le vérifier, d'où l'usage d’un sous-chef. Malin, n'est-ce pas ? C'est à dire : le vigile, de part sa présence et son uniforme, attire le regard d'autrui qui, le voyant, en a un peu peur ou est impressionné. Dès lors, toute personne s'en approchant va tout de même s'en approcher plus près pour lui parler, essayer de l'apprivoiser en lui posant des questions. Et le vigile ne peut rien faire d'autre que de dire qu'il ne sait pas, qu'il fait juste son travail (combien de fois j’ai pu dire « je n’en sais rien, monsieur », ndlr). Il joue de cette situation pour taquiner les autres humains alentour et se divertir un tant soit peu tout en gardant à l’esprit ses préoccupations : être vigilant et respecter l'ordre du chef. Ce n'est pas qu'il est con à ne pas répondre aux questions qui lui sont posées, c'est juste qu'il n'en sait rien, qu'il ne sait que ce qu'on lui a dit, ce qui est fort dommage quand on sait qu'il pourrait, tout en gardant son image de méchant, avoir une image de méchant intelligent. Bref, s'il vous paraît con (et il ne l’est pas, ndlr), le vigile, c'est pas sa faute, c'est juste que « l'enfer c'est les autres ».
Caractéristiques du vigile :
La marche en canard
L'abrutissement à long terme, à ne rien faire (à expliquer)
Le désintéressement de l'individu et la vue générale d'un public, d'un genre d'individu donné (thématique du public : salon, supermarché…)
L'uniforme (la théorie des Yes Men)
On l'appelle par son nom de famille pour éviter les doublons
Un ex-vigile qui a rendu son uniforme pour se consacrer à la livraison de pizza
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