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Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944 :

« Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. »

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Mercredi 19 mars 2008

www.lille43000.com


Eh bien, une fois n’est pas coutume, les municipales seront une belle occasion pour parler, sans en faire l’éloge, de l’excellente ville de Perpignan. Perpignan c’est un peu la jumelle de Dunkerque, au bord de la méditerranée et sans le carnaval (et sans les gens du nord, ndlr) ; en somme, une fausse jumelle. Son identité est bel et bien catalane et toutes les occasions sont bonnes, même les plus glauques, pour en faire jaser les médias… « Axurit » ! Perpignan c’est un petit bout de France, qui n’est pas vraiment en France et dont les règles de fonctionnement rappellent, dans une certaine mesure, celles de l’ancien régime.

 

 

 

Un beau jour de 1965, Salvador Dali, peintre endimanché (hé ! hé ! ndlr), de passage à Perpignan, déclara obséquieusement que la gare de cette ville lumière était à l’évidence le centre du « monde cosmique »… rien que ça ! Beaucoup de gens pensent qu’il n’avait alors plus tout son kilo de cerveau… Quoi qu’il en soit, les Perpignanais ont saisi la balle au bond : Dali est la figure emblématique de Perpignan, celle que l’on aperçoit dès notre arrivée en gare, et qui nous indique, par une borne kilométrique, le commencement du monde : 0 KM. Eh oui, car être au centre du monde signifie aussi en être le début ! Depuis ce grand moment de l’histoire perpignanaise, quelques artistes de haut vol, comme la chanteur Cali (de la variety song en paquet de 12 ! ndlr), ne cessent de représenter le « crew » catalan partout en France.

 

Mais il n’y a pas que ça ! Perpignan c’est aussi l’USAP ! Un club de rugby qui aime le rugby et qui le fait savoir ! Perpignan c’est l’USAP, hé ! hé ! Et quand on est rugbyman, on n’a pas peur de dire ce qu’on pense ! Le 16 mai 1998 se jouait dans le tout nouveau Stade de France la finale du championnat de France, entre L’USAP de Perpignan, composée en majorité de véritables brutes catalanes, et le Stade français, équipe parisienne faite de pièces rapportées européennes. Malheureusement, l’USAP fut vaincue… laissant place à une nuit de vindicte où la sauvagerie perpignanaise put s’exprimer librement dans les rues. L’on entendit sans cesse : « Paris Paris ON T’EN-CULE ! Paris Paris ON T’EN-CULE ! Paris Paris ON T’EN-CULE ! » Et ça n’arrêtait pas ! Dès qu’une voiture passait dans les rues du centre ville, il suffisait que sa plaque d’immatriculation fût suspectée d’être parisienne, ou, du moins, qu’elle ne fût pas identique au 66 perpignanais, pour qu’une petite troupe de supporters coléreux se jetât sur le capot afin de la secouer dans tous les sens. Ce 16 mai, les Perpignanais s’endormirent en entendant le râle lancinant : « Paris Paris ON T’EN-CULE ! ».

 

Perpignan a aussi une particularité exceptionnellement particulière ! Tellement exceptionnelle qu’elle fonde le point commun entre Perpignan et New York, ou les grandes villes du Nord des Etats-Unis en général : le ghetto en plein centre ville. Les quartiers Saint-Jacques et Saint-Mathieu sont les lieux historiques de la ville mais ils sont aussi devenus avec le temps de véritables marges divisées entre Arabes et Gitans, division qui n’a finalement existé véritablement qu’en 2005, lorsque des meurtres suivis de plusieurs soirs d’émeutes avaient explosé la chronique. D’ailleurs les rapports qu’entretient le maire, Jean-Paul Alduy, avec les Gitans ont toujours laissé perplexe une partie de la population traversée par des rumeurs telles que l’achat des votes gitans par différents « cadeaux ». Le clientélisme fait office à Perpignan, certes, mais il ne faut pas oublier que les Gitans du centre ville restent des misérables dans ce si beau département des Pyrénées-Orientales comprenant 18% de personnes vivant avec moins de 788 euros par mois, au moins 12% de chômeurs et 15000 RMIstes (source)… Tu me diras, c’est aussi le pays de « Volem rien foutre al pais ! »

 

En tout cas la dynastie Alduy semble, à ce jour, être en difficulté, et ça fait du bien ! Dynastie, pourquoi ? Depuis 1959, le père et le fils Alduy, Paul et Jean-Paul (hé ! hé ! ndlr), se sont partagés l’hôtel de ville, 49 ans de règne sans interruption ! Le parcours politique des deux rois constitue un revirement à 180° : en 1959, Paul Alduy était étiqueté SFIO, puis il fut PS, puis il fut UDF-PSD ; en 1993, Jean-Paul Alduy était UDF-PSD puis il fut naturellement UMP. Voilà, en une cinquantaine d’années, comment une ville passe de gauche à droite sans avoir à changer de maire !

 

 

 

L’affaire de la triche électorale fait, en ce moment même, vaciller la dynastie Alduy. Mettre des bulletins de vote dans des chaussettes ! Mais quelle idée ! C’est ridicule ! A une heure où les collègues UMP d’Alduy tentent de trouver des systèmes plus ingénieux, comme les machines électroniques futuristes pour voter, à Perpignan on reste à l’ancienne école ! Avec des chaussettes ! Au début des années 90, Jacques Farran, alors président de la chambre de commerce de Perpignan, député de droite, avait détourné plus de 500 000 francs, en petite monnaie, des parcmètres de l’aéroport ! A coup de pièces de 5 balles, le gaillard s’était fait une petite fortune ! Cette anecdote reflète bien la maladresse des hommes de pouvoir à Perpignan, ressemblant très souvent à des aristocrates luttant coûte que coûte pour tenir leur rang.


Jack de l'Error
 
par L'équipe de rédaction publié dans : GLOBALISATION
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Extrait de l'édito du Canard enchaîné, 10 septembre 1915 (premier numéro) :

« Le Canard enchaîné prendra la liberté grande de n’insérer, après minutieuse vérification, que des nouvelles rigoureusement inexactes. Chacun sait, en effet, que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies. Eh ! bien, le public en a assez ! Le public veut des nouvelles fausses. Il en aura. »

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