Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944 :
« Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. »
Le nouveau site de l’École Néogonzo de Lille est disponible ici : www.lille43000.com
Parce qu’Esteban ( le seul guérillero de l’équipe de rédaction) a été trop lourd lors de sa soirée gonziste, la direction de l’École Néogonzo a décidé de lui donner un devoir à la maison pour remplir son week-end. La mission consistait à se rendre chez IKEA pour faire un reportage sauvage dans les règles du style néogonzo. Autant dire tout de suite qu'une équipée sauvage au milieu du rêve ikéen, à la suite d'une effroyable cuite, pour les journalistes de l’extrême que nous sommes, est une punition très sévère. Soyez donc indulgent avec le confrère Esteban qui en a chié bien comme il faut ! Grâce à notre trafic d’armes et de drogues que nous organisons dans le tiers monde, nous avons pu lui laisser un portefeuille bien rempli afin qu’il se glisse dans la peau d’un véritable consommateur ikéiste. Voilà sa copie non corrigée :
Ce matin-là était ensoleillé et l'air frais. Je m'apprêtais à investiguer dans une des entreprises les plus tendances, la suédoise IKEA. 9H40 donc, en face d'IKEA Lomme, proche banlieue lilloise. Une petite troupe s'affairait devant les portes de ce temple de la consommation. Certains entraînaient leurs caddies, bien décidés à arpenter avec fougue les allées du magasin. D'autres choisissaient le sapin de leurs rêves, empaquetés par dizaines dans un enclos gardé par 2 vigiles. Ouverture à 10h. Chez IKEA, tout est merveilleux. De charmantes hôtesses vous accueillent et déjà vous proposent d'alléchantes promotions. Il vous faudra aussi vous équiper d'un crayon de bois et de la liste de vos achats, distribués à l'entrée. Ici pas de rayons, c'est trop ringard, nos amis suédois ont imaginé un parcours fléché où l'on voyage au travers de salons, de chambres (un rêve de gosse se réalise : on se croirait sur le plateau du Juste Prix...). Tout un intérieur fashion, design et ingénieux. Chez IKEA, les designers vous parlent et vous expliquent pourquoi c'est très ingénieux d'avoir conceptualisé une chaise sans vis !
Au milieu de 5 propositions de salons en kit, une mère et sa fille, respectivement la cinquantaine et la trentaine, se passionnaient pour un bien important débat, celui du choix délicat de la couleur des coussins pour respecter un assortiment parfait avec le canapé. Finalement plutôt rouge. La quête n'est pas spirituelle mais décorative. Et puis encerclé dans cette fourmilière de passionnés de décoration suédoise, des ranges-couverts et des chaises sans vis, je me suis perdu. Honteux pour un membre de la secte journalistique néogonzo. C'est qu'en fait le magasin est un véritable piège, une sorte de labyrinthe. Une fois entré, bonne chance pour en sortir. Et cette curieuse impression que vous êtes seul pour affronter cette épreuve (comment faire pour trouver cette étagère « bravad » alors que les vendeurs se cachent, embusqués aux entrées et sorties de cette infâme piège ?). Alors que je m'étais résigné à rester enfermé jusqu'à la fin de ma désormais triste vie dans cet amas de canapé, mes pas me sauvèrent en me guidant vers le providentiel parcours fléché.
On peut s'interroger sur la conception d'un tel labyrinthe. Car c'est après un nombre de pas très conséquent que vous pourrez enfin redescendre sur terre et vous diriger avec entrain et bonheur vers votre dernière épreuve avant votre salut : les caisses. Y avait-il alors de la part d'IKEA volonté délibérée de maintenir artificiellement enfermés ses nombreux clients ? On peut s'interroger car, en effet, derrière cet habile concept de magasin, qui est aussi pourvu d'une cafétéria, n'y aurait-il pas le pernicieux projet des clients achetant 24h/24, accomplissant ainsi le rêve de générations d'entrepreneurs précurseurs (et chéris par
« Vous n'êtes pas votre travail,
Fight Club, David Fincher
Esteban
| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
Extrait de l'édito du Canard enchaîné, 10 septembre 1915 (premier numéro) :
« Le Canard enchaîné prendra la liberté grande de n’insérer, après minutieuse vérification, que des nouvelles rigoureusement inexactes. Chacun sait, en effet, que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies. Eh ! bien, le public en a assez ! Le public veut des nouvelles fausses. Il en aura. »
C'est dit