M. Bretonnier de
« Les électeurs que nous sommes ont mis en lice au second tour un homme et une femme qui vivent, aiment et souffrent, comme eux. Persuadés sans doute que les monarques qui nous dirigeaient ne pouvaient pas comprendre nos problèmes, puisqu’ils n’étaient pas faits de la même eau que nous. » (in The North’s Voice, 30-31/12/07, p.30)
Vous avez tout à fait raison, M. Bretonnier. Nous sommes persuadés que Nicolas Sarkozy est à l’extrême opposé du statut de monarque. Nous sommes plus que persuadés que sa vie est parfaitement identique à la nôtre : pour ce qui est de vivre, nous avons tous fêté la victoire de la droite dans un superbe restaurant ; pour ce qui est d’aimer, nous avons tous une petite bourgeoise arriviste dans le cœur ; enfin, pour ce qui est de souffrir, nous avons tous ressenti la même humiliation lorsque le Guide Kadhafi est venu souiller notre immaculée République.
Et cette pointe quasi philosophique, le dernier mot de l’année : « Puissent-ils [en parlant de nos gouvernants] nous considérer comme des adultes et non plus comme des enfants dont on s’arrache la garde. » (Ibid.) Est-ce que M. Bretonnier parle des journalistes qui se sont battus comme des soldats pour être sous la garde de Papa et Maman Sarkozy ? Ou est-ce qu’il parle juste de lui et de son confrère M. Favre qui se concurrencent avec acharnement pour être le plus remarqué par nos gouvernants ? Va savoir !
On se revoit en 2008 (et visez bien l’hélicoptère avec caméra infrarouge qui tournera au-dessus de vos têtes ce soir)
Jack de l’Error
Voir "Les prescriptions d'un éditorialiste de La Voix du Nord"
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