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Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944 :

« Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. »

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Mercredi 7 février 2007

Au sein d’une forêt. Une pluie battante. Il était debout au sommet d’une butte, le sabre à la main. L’eau reluisait la lame dont la lumière bleutée se diffusait à outrance dans chaque goutte. Il était en position de garde, prêt à pourfendre son adversaire, mais en face de lui, il n’y avait que ces eaux diluviennes. Son visage était serein, sa bouche close, ses yeux comme des points lumineux. Son regard de jeune homme n’était plus que celui d’un homme mort. De la naissance à la mort, cette pluie l’accompagnait avec toute l’assurance du bourreau.

C’était comme s’il ne pensait à rien, non, il était obnubilé par une hallucination, ce face à face inventé. Il attendait. Il attendait le moment de pourfendre, il attendait l’instant propice à l’exécution. « Ce moment où le sang jaillira et la vie s’en ira ». Il avait été formé pour cet acte, pour tuer. Agir. Le goût du sang lui avait été inculqué. « Attendre l’ouverture, la faiblesse de l’adversaire, et frapper », ces mots comblaient son esprit.

On aurait pu s’imaginer facilement les larmes couler sur sa face stoïque, on aurait pu croire qu’il pleurait sans un sourcillement, mais la pluie, devenant un brouillard au contact de sa peau, brouillait toute vision clairvoyante. Un écran opaque se créait devant lui. Tout devint pâle et semblable, l’œil ne pouvant plus rien discerner. Blanc.

 

Il gisait maintenant à terre, il perdait la vie. Le sabre était comme une lance au-dessus de lui, planté dans ses entrailles. Le sang commençait à s’écouler tout autour de lui. Ce rouge sombre et épais se mélangeait à l’eau et ruisselait presque en osmose avec elle. Il venait de s’abattre. Sa dernière victime, celle qu’il attendait tant, n’était autre que lui. En acceptant ce sabre qu’on lui confia lorsqu’il n’était qu’un enfant, il avait accepté de mourir par lui. Tout se produisait normalement, en réponse aux ouvertures.

La flamme de son regard s’épuisa. Il parvint à fermer une dernière fois les yeux, puis la vie l’abandonna.

 

par Mugen publié dans : DIVERS
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Extrait de l'édito du Canard enchaîné, 10 septembre 1915 (premier numéro) :

« Le Canard enchaîné prendra la liberté grande de n’insérer, après minutieuse vérification, que des nouvelles rigoureusement inexactes. Chacun sait, en effet, que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies. Eh ! bien, le public en a assez ! Le public veut des nouvelles fausses. Il en aura. »

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